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Pourquoi près de la moitié des citoyens du Québec souhaitent l’indépendance du Québec

Par Éric Champagne

Depuis son tout début, le Québec fait partie intégrante du Canada. Par obligation, mais il y est. On pourrait dire que le tout à commencer lorsque les Français ont perdu la guerre contre les Britanniques. Pour les habitants du Bas-Canada, c’était plus qu’une simple défaite, c’était notre fin. Les anglophones ont tenté au cours de plusieurs années de nous assimiler, heureusement ils ont échoué. Ensuite, lorsque les treize colonies tentèrent d’obtenir leur indépendance, les Britanniques ont commencé à nous donner quelques privilèges pour s’assurer de notre loyauté. Nous avons été sages, mais nous ne pensions pas que c’était pour être le début de nos problèmes. Il est certain que l’Angleterre nous a donné le droit de pratiquer notre religion, de garder le Code civil français, mais quoi d’autres ? Rien…

Pendant toutes ces années, jusqu’aux années 70, nous avons du défendre notre langue, notre culture ainsi que nous-mêmes. Ironie du sort, nous, les Québécois, étions mieux traités par un Premier Ministre anglophone que francophone, mais nous avons toujours été traités comme des vaux rien d’où viens notre appellation de « Nègre blanc d’Amérique ».

La première fois que l’idée de souveraineté est arrivée en position d’être réalisé, c’est en 1976, lorsque le Grand René Lévesques fut élu comme Premier Ministre du Québec. Cet Homme est certainement le plus grand homme politique que le Canada ait jamais vu. Les raisons de la souveraineté à cette époque étaient certes facile à comprendre. On voulait l’opportunité de s’exprimer nous-mêmes au sein des instances internationales, comme l’ONU et laisser la chance à notre peuple d’évoluer dans un environnement respectant nos valeurs et nos mœurs. Contrairement à ce que plusieurs pensent, le référendum de 1980 consistait à donner le droit à Lévesques de négocier, d’égal à égal, avec le reste du Canada une souveraineté du Québec et par la suite de soumettre le résultat à la population, encore une fois par voie référendaire. Ce qui a tué l’avance du camp du Oui en 1980 est sûrement l’« affaire des Yvette[i] ».

Puis en 1994, le PQ est élu à nouveau. Depuis ce moment, le nouveau Premier Ministre, M. Jacques Parizeau, ainsi que beaucoup de Québécois (près de 50% de la population), savaient que gagner le prochain référendum était possible. Les raisons de ce référendum était tout aussi évidente sinon plus. Nous voulions, en premier lieu, sauver notre culture et nous voulions être les maîtres de notre destin. Pas besoin de faire un dessin pour comprendre que nous ne sommes pas comme le reste du Canada. Nous parlons français, nous pensons différemment et nous sommes davantage européen que l’on puisse être américain. De plus, depuis l’échec de l’Accord du Lac Meech, suivit de Charlottetown, l’évidence que le Québec n’a pas sa place dans le Canada était encore plus apparente. D’ailleurs, il faut se rappeler que Pierre-Eliott Trudeau avait promis un renouvellement du Fédéralisme lors de la campagne référendaire de 1980, mais il n’a jamais écouté ce que les Québécois voulaient changer du Canada. J’espère que tous ce rappelle de : « La nuit des longs couteaux ». Cette fameuse nuit de 1982 où tous les Premiers Ministres du Canada se sont réunis dans une chambre d’hôtel pour ratifier le rapatriement de la constitution et ce sans l’accord, voire sans la présence, du Premier Ministre du Québec, René Lévesques. L’affront suprême c’est produit dernièrement. Le Premier Ministre du Canada, Jean Chrétien, dans une entrevue faite lors d’un documentaire sur ces événements a affirmé : « Ce n’est pas que l’on a voulu exclure le Québec des négociations, c’est simplement qu’on savait qu’il aurait été impossible de faire consensus avec le Québec ». Donc, de ce rapatriement de la constitution de 1982, on peut voir clairement qu’il est, et sera toujours, impossible pour le Québec de vivre démocratiquement et libre au sein du Canada.

Donc, nous avons plusieurs raisons de vouloir être indépendant. Aussi, il y a les raisons économiques, dont je n’ai pas encore traité et donc je m’abstiendrai étant donné la multitude d’exemples possibles. Pour vous donner une idée, on a qu’à observer les nombreuses ingérences d’Ottawa dans les champs de compétences des provinces. Par exemple nous voulons avoir plus d’argent pour le régime de santé. Le fédéral dit oui, mais ce sera nos programmes… Les bourses du Millénaire est certainement l’exemple parfait d’ingérence. Pourtant il semble que ça ne dérange pas le reste du Canada, mais pour le Québec c’est tout à fait différent.

Nous, les Québécois, avons rien contre le Canada, mais nous avons rien en commun, alors pourquoi vivre dans le même pays et se voir refuser toutes demandes qui sont reliées à notre spécificité. Je comprend la crainte de plusieurs canadiens face à la souveraineté du Québec, car notre départ sera le début de la fin du Canada. De plus, mon analyse personnel m’a fait découvrir que le Canada est contrôlé que par l’Ontario. Et par-dessus tout, aux yeux des Ontariens les autres citoyens du Canada ne sont pas importants et ces pourquoi nous voyons naître des nouveaux partis politiques et ces aussi pourquoi des gens comme Stockwell Day, avec des idées très à droite pourraient être le prochain Premier Ministre du Canada.

Éric Champagne est un jeune Montréalais de 20 ans qui étuide les science politiques à l'Université du Quebec à Montréal. Il a été préside sur un de ses exécutifs jeunesse régionaux pour le Parti Québécois.
ericchampagne@sympatico.ca



[i] Yvette était le nom d’un personnage d’un livre du primaire de cette époque. Dans ce livre, il montrait Yvette comme une femme modèle, soit une fille qui aidait et qui aimait faire à manger avec sa mère pour la famille, de faire des tâches ménagères etc… Or la femme du Chef du Parti Libéral Claude Ryan, s’appelait Yvette…. Or , Lyse Payette, ministre du Cabinet Lévesques, avait comparé les deux femmes…